Le profilage alimentaire à travers le cas d’une patiente
Anne me contacte pour faire un profilage alimentaire. Elle a 50 ans et réalise qu’elle a donné tout son temps à son mari entrepreneur et à ses 3 enfants. Elle décide qu’il est maintenant temps de prendre un peu de temps pour elle et … elle se rend compte que depuis 5-6 ans, elle prend du poids, alors que jusque-là, elle ne prenait pas un gramme et/ou perdait très rapidement / sans effort, les kilos éventuels dus à des excès.
Anne se plaint donc de prendre plus facilement du poids sans arriver à le perdre. Elle a également des maux de tête réguliers qui peuvent durer toute une journée, a conscience de se jeter sur le sucre pour compenser son stress et ne résiste pas quand on lui propose un morceau de gâteau ou une glace. Elle est également constipée. Elle se réveille régulièrement la nuit sans pouvoir se rendormir. Elle a du reflux gastrique assez fort avec des remontées jusque dans la gorge.
Nous faisons donc le profilage alimentaire en deux temps. Le profil métabolique de base de Anne ainsi que son état métabolique actuel à travers une analyse de 8 éléments (neurotransmetteurs, impact des régimes, thyroïde, allergies/intolérances, hormones féminines, état du microbiote, gestion de la glycémie, carence en acides gras).
En analysant les deux parties du profilage et la façon dont Anne mange au quotidien, nous trouvons plusieurs pistes d’actions. On voit par exemple que Anne ne prend pas de petit-déjeuner. Pas qu’elle n’aime pas ça mais elle ne prend pas le temps. Le reste de sa famille déjeune donc ce ne serait pas difficile pour elle de modifier cette habitude.
Après un mois et la mise en place de plusieurs actions, nous regardons l’évolution de nos sentinelles (éléments choisis pour évaluer la progression au niveau des symptômes et des inconforts).
Alors qu’elle est partie 3 semaines en vacances et qu’elle n’a pas « fait attention », elle n’a pas pris un gramme. Elle se rend compte qu’en vacances, même si il y a de petits apéros réguliers, elle ne grignote pas entre les repas. Elle a également pris l’habitude de prendre un petit-déjeuner salé. Il peut encore être amélioré mais elle est passée de « pas de petit-déjeuner » à du pain avec du fromage.
Pendant ses vacances, elle a mangé très peu de sucre et réalise qu’elle n’a eu aucun maux de tête. Elle en déduit que diminuer le sucre lui convient bien, même si le stress peut aussi jouer dans ses inconforts. Stress qui est bien sûr peu présent pendant les vacances.
La suite ?
Un mois plus tard, donc 3 mois après le premier rendez-vous, je revois Anne alors qu’elle a repris le travail. Le stress est de retour. Et avec lui les envies de sucre, surtout en cours de matinée. Nous cherchons donc des alternatives saines mais qu’elle aime à « l’armoire à crasses » du bureau. Elle repart avec une liste de choses qu’elle peut manger à 10h00 en remplacement des gaufres et autres barres chocolatées industrielles. Nous travaillons également sur son petit-déjeuner qui est maintenant pris tous les jours et qui est salé. Mais qui manque encore de bonnes graisses.
Nous travaillons également sur son repas de midi qui est pris sur son lieu de travail et qui consiste le plus souvent en un potage et une assiette de crudités. Elle se rend compte qu’elle a très faim à 17h00 et se rue sur des aliments sucrés industriels la plupart du temps. Nous optimisons donc son lunch avec des astuces faciles à mettre en place mais qui la nourrirons mieux et éviterons les fringales de la fin d’après-midi.
Après 3 mois, plusieurs des sentinelles ont bien évolué :
- Maux de tête : ils sont de moins en moins fréquents
- Envies de sucres : les envies sont moins fortes. En période de gros stress, elle arrive à les réguler bien mieux qu’avant
- Acidité gastrique : le reflux a diminué
- Sommeil – réveils nocturnes : ce point n’a pas beaucoup bougé mais semble surtout lié au stress
- Poids / Perte de poids : le poids est stable
- Constipation : le transit est plus régulier
Après 3 rendez-vous, Anne se sent armée pour continuer seule. Elle sait analyser ses sentinelles et va continuer à ancrer les habitudes prises et dont elle ressent les effets bénéfiques.